Capoeira - toute une histoire

Publié le par Philippe FRANCHET

   Capoeira … voilà un mot entouré de mystère … beaucoup de gens pensent que c’est une danse … ou un jeu … certains conçoivent que c’est un sport de combat … d’autres encore n’y voit que des musiciens … et bien je vais vous dire : la COPEIRA c’est tout çà …
              Commençons par un peu d’histoire … déjà là c’est pas simple … tout le monde n’est pas d’accord sur les lieux ou les dates … ce qui est certains par contre c’est le message et le but de cet art … l’époque est celle de l’esclavage, on ne leur laisse pas grand chose pour s’exprimer et encore moins de quoi apprendre à se battre … alors ils commencent à cogiter et trouve une solution … il font des combats sous la forme d’une danse, pendant que 2 combattants s’affrontent, les autres forment une ronde (« roda »), chantent et joue de la musique … le but était de faire croire aux propriétaires blancs que ceci n’était que de la musique et de la danse … mais en réalité le but était tout autre … à la base ils cherchaient littéralement à s’entre-tuer, ou au moins à se mutiler de façon à ne plus avoir à travailler … ensuite c’est devenu tellement populaire chez les esclaves que les transformations qui en ont suivies en ont fait un moyen de combattre l’oppression … les chants transcendaient les combattants qui a la moindre perte de vigilance des propriétaires en profitaient pour les tuer et s’échapper … la capoeira était devenu un moyen de trouver sa liberté, de gagner sa liberté !

Plus tard, les évadés, formèrent un groupe obligé de se cacher pour survivre, à chaque nouvelle évasion les rangs de cette armée grossissait … jusqu’à l’assaut final … une mythique bataille sur la plage de « Paranaue » … une centaine de capoeiriste ont affronté avec des machettes des hommes armés de pistolets et autres fusils et en nombre supérieurs … la légende de la capoeira devenait ce jour le symbole de tout un peuple.

 

De nos jours la capoeira est encore assez mal considéré par les autres arts martiaux … pourtant, par exemple pour obtenir la dernière dan de la ceinture noire en taekwondo, il faut savoir effectuer un « mealua » … le coup de pied le plus meurtrier de la capoeira …

                      

Le capoeiriste sur la gauche est en train d'effectuer un "meulua" ... coup de pied destructeur ... en effet le fait de posséder 3 appuis (2 mains et un pied) donne à la rotation et au coup une force décuplée ...

 

Il faut savoir que la capoeira telle qu’on la connaît aujourd’hui a subit de lourdes modifications au cours des années … en particulier grâce à Mestre Bimba … le premier grand fondateur des groupes de capoeira … ayant beaucoup voyager, il intégra à la capoeira les mouvements les plus efficaces de tous les autres arts martiaux qu’il avait pu travailler … de la savate à la boxe, en passant par la boxe thaï et bien d’autres … Il chercha à créer une élite de capoeiriste méritant et pouvant transmettre cet art … les sélections étaient rudes et la dernière épreuve (un combat à mains nues contre une vingtaine d’autres capoeiriste confirmés armés de bâtons et autres machettes) ne laissait guère de survivants … l’un deux fût Mestre Camisa …

                                      

Aujourd’hui, Mestre Camisa, haut dirigeant du groupe ABADA CAPOEIRA et toujours autant pratiquant de cet art, il a su mettre toutes les avancés technologiques au service de cet art … la capoeira est un art en constante évolution … un centre de recherche existe au brésil qui à l’aide d’ordinateurs, décompose chaque mouvement et permet à des experts dont Mestre Camisa de modifier certaines positions, certains coups de façon à optimiser leur efficacité … faisant de cet art l’un des arts les plus complexes et mortel de la planète …

Cela fait des années que les armées se sont appropriés cet art, l’armée israélienne fût l’une des premières, le concept à aussi été intégré en France, puis aux États-Unis et dans encore bien d’autres pays.

Outre cet aspect « sérieux », la profusion des groupes en désaccord avec les principes de ABADA ont créé un engouement bien plus énorme encore, les jeunes pratiquent cet art de plus en plus mais plus pour le côté esthétique que pour sa fonction de combat … beaucoup de groupe mettent en avant la musique et le côté « danse » de la capoeira à cet effet !!

 

Cet art martial à désormais traversé tout les océans et s’est même exporter sur mon île … Tahiti … j’ai fait parti du groupe de base qui a permis à la capoeira de s’installer à Tahiti … sous l’effigie de ABADA bien évidemment … maintenant c’est un gradé qui a pris la direction des cours : Mestre Maua.

 

Publicité

Publié dans En vrac

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article