Tahiti - les efforts des négociations mises en péril par le peuple!!

Publié le par Philippe FRANCHET

 

Des couleurs dominantes .. très explicites ... !!

 

Les locaux sont toujours occupés ... les négociations pourraient tomber à l'eau !!!

Round 97 : Le gouvernement Flosse fait constater par un huissier l'occupation des services publics

(Tahitipresse)  -  A l'heure où les élus de l'Union Plurielle quittaient officiellement la Présidence, les ministres Bruno Sandras et Teva Rohfritsch faisaient le tour des bâtiments publics occupés par les sympathisants d'Oscar Temaru, pour faire constater par un huissier qu'ils étaient toujours inaccessibles.

"Nous sommes allés à la Direction des Affaires Foncières pour constater qu'il y avait toujours des chaînes et des verrous, ainsi que des personnes à l'intérieur. Nous avons frappé mais personne n'a voulu nous laisser entrer. Nous étions avec Maître Ueva pour constater que les locaux sont toujours bloqués et inaccessibles. En tout cas, ils l'étaient à 12h20 puisque c'est l'heure à laquelle nous y étions", a déclaré dimanche à Tahitipresse, le ministre de l'Economie et du Tourisme, Teva Rohfritsch. Il était accompagné de son homologue à l'Environnement, Bruno Sandras ainsi que d'un huissier, Maître Ueva.
"Apparemment il y a une centaine de personnes à l'extérieur, des militants du Tavini huiraatira (ndlr: parti indépendantiste mené par Oscar Temaru) avec des drapeaux bleus et blancs. Nous n'avons pas envie de jeter de l'huile sur le feu", a poursuivi Teva Rohfritsch qui se tenait à quelques mètres de la présidence.
A peine une demi heure avant, Jean Marius Raapoto, ancien ministre de l'Education du gouvernement Temaru, sortait de réunion et confirmait que "suite à la décision de justice et conformément aux injonctions de notre président (ndlr: Oscar Temaru), nous avons décidé, les membres du gouvernement ainsi que les représentants à l'assemblée de Polynésie, de libérer les locaux de la présidence, afin de permettre aux discussions qui se poursuivent à Paris de se dérouler dans des conditions satisfaisantes requises par notre président".

"Il faut arrêter de parler au nom du peuple à tout va"

Interrogé sur la décision des militants de rester sur place, Jean Marius Raapoto a indiqué qu'aujourd'hui, "la société civile est arrivée à une véritable prise de conscience dans le tumulte politique que nous connaissons et je crois qu'elle a décidé de se prendre en charge, donc nous respectons leur décision".
De son côté, Teva Rohfritsch estime "qu'il faut arrêter de parler au nom du peuple à tout va. Je constate qu'il s'agit de militants du Tavini puisqu'ils ont tous des drapeaux à la main ou des tricots aux couleurs du Tavini. Je pense que c'est la responsabilité des politiques qui viennent de choisir de quitter les lieux de dire à leurs militants d'en faire autant".
"Aujourd'hui nous ne faisons que constater. Nous allons en référer à la fois à l'Etat et au président de la Polynésie française qui est à Paris et ensuite nous verrons comment il faut agir", a-t-il ajouté, précisant que dans la mesure où ces locaux n'étaient toujours pas libérés, le président Gaston Flosse quitterait la table des négociations et reviendra en Polynésie française.

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Publié dans En vrac

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