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Mardi 7 décembre 2004
Round 112 : Le gouvernement retire des subventions attribuées aux communes de Faa'a et Mahina

Durant la période d'expédition des affaires courantes du gouvernement Temaru en octobre dernier, plus d'un milliard de Fcfp (8.380.000 euros) a été attribué aux communes de Faa'a (côte ouest de Tahiti) et de Mahina (côte est), indique le gouvernement Flosse qui estime que ces "subventions sont illégales et doivent être annulées".

598 millions de Fcfp (5.011.240 euros environ) ont ainsi été alloués à Faa'a, la commune dirigée par Oscar Temaru, et 402 millions Fcfp (3.368.760 euros) à la commune de Mahina, dont le maire Emile Vernaudon, président du Ai'a Api, s'était allié à Oscar Temaru au sein de "l'Union Plurielle" au cours des derniers mois.
Octroyées pendant la période de gestion des affaires courantes, le gouvernement de Gaston Flosse estime que ces attributions sont "illégales et doivent être annulées". Il a pris, à cet effet, "des arrêtés de retrait des trois conventions destinées à la commune de Faa'a", d'autant "qu'aucun dossier technique n'a été correctement constitué pour justifier chacune des trois demandes" émanant de la commune indépendantiste. Idem pour la commune de Mahina, "pour les mêmes raisons d'illégalité".
Joint par téléphone, le conseiller en communication d'Oscar Temaru, Jean-Paul Barral, a expliqué que les subventions avaient été attribuées par l'ancien gouvernement afin de "réparer une injustice".
"Depuis 1997, 14 milliards de Fcfp (117.320.002 euros environ) ont été distribués à toutes les communes, sauf Faa'a, Mahina et les communes de l'opposition. Nous estimons donc que le Territoire a, envers ces communes, une dette de 4 milliards Fcfp (33.520.000 euros)", a précisé Jean-Paul Barral qui propose que "ces subventions soient accordées par un comité de gestion impartial et qu'elles soient réparties équitablement aux communes en fonction de la population ou encore de l'éloignement".
Toutefois, le gouvernement de Gaston Flosse invite ces deux communes à représenter leurs dossiers dès le début de l'année prochaine, en estimant "que certains projets présentés méritent une attention particulière, notamment en attribution d'eau potable".
Par Philippe FRANCHET - Publié dans : En vrac
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Mardi 7 décembre 2004
Round 111 : Oscar Temaru réitère sa demande la levée des blocages et se prépare à des élections partielles

Le chef de file de "l'Union plurielle", Oscar Temaru, est allé à la rencontre de sa base, samedi, dans les locaux de la présidence à Papeete, pour évoquer la levée des blocages et se préparer à des élections partielles qui devraient avoir lieu le 13 février prochain.

Un grand nombre de militants de l'Union pour la démocratie (UPLD) étaient présents à la présidence de Polynésie à Papeete, pour écouter les propos d'Oscar Temaru et participer à la discussion.
Interrogé sur une éventuelle levée des blocages qui touchent nombre de services territoriaux, Oscar Temaru a indiqué que les choses allaient "se faire". "Les responsables des barrages étaient là ce matin et ils ont compris qu'il fallait les lever (…) Les gens ont compris le message", a-t-il déclaré, même si, dans l'après midi, la situation n'avait pas évolué sur le terrain.
En ce qui concerne une éventuelle dissolution de l'Assemblée de Polynésie, cette dernière ne semble plus envisageable, aujourd'hui, pour le chef de file de l'UPLD.
"Nous avons tout fait, il y a eu des manifestations, des occupations pacifiques, une pétition, même les Eglises se sont levées et la député Béatrice Vernaudon, pourtant de l'autre bord politique, s'est élevée pour dire qu'il fallait rendre la parole au peuple. On ne nous a pas écouté. Qu'est ce qui nous reste à faire ?", a-t-il déclaré.
Les négociations avec le ministère de l'Outre-mer semblent donc achevées: "A Paris, actuellement, ils sont en session budgétaire et, dans dix jours, c'est les vacances", a souligné Oscar Temaru.
L'objectif pour l'UPLD est désormais de remporter les élections partielles qui devraient se dérouler à compter du 13 février aux îles du Vent (Tahiti et Moorea), la circonscription la plus importante de Polynésie.
"Nous avons la possibilité de rendre la parole au peuple, bien sûr, pas dans sa totalité, mais cela représente quand même trois-cinquièmes des élus au sein de l'Assemblée", a estimé Oscar Temaru.
"Nous n'avons pas obtenu la dissolution. Nous gagnerons les élections ici, aux îles du Vent (…) La partie n'est pas gagnée d'avance. Il nous faudra faire du porte à porte", a-t-il ajouté.
Oscar Temaru a indiqué être sur le point d'adresser un courrier "au président de la République, au président du Sénat, au président de l'Assemblée nationale, à la communauté européenne et au secrétariat du Forum du Pacifique pour leur demander l'envoi d'observateurs pour la période des élections".
"Il faut absolument que la sincérité du vote soit respectée", a souligné le chef de file de l'UPLD.
Par Philippe FRANCHET - Publié dans : En vrac
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Samedi 4 décembre 2004

Round 110 : Retour d'Oscar Temaru à Tahiti: les négociations avec Paris ne sont pas terminées

Oscar Temaru, chef de file de "l'Union Plurielle", est arrivé jeudi soir en provenance de Paris, où les réunions tripartites avec la ministre de l'Outre Mer, Brigitte Girardin, et la délégation conduite par Gaston Flosse ont été interrompues, suite au départ de ce dernier.

C'est dans une ambiance survoltée, au son des chants et des "toere", que le leader indépendantiste a posé le pied sur le sol tahitien après une absence de deux semaines due aux négociations qui se tenaient à Paris, visant à trouver une solution à la crise politique que traverse actuellement la Polynésie.
"Il y a eu une prise de conscience à Paris qu'il fallait assainir le paysage politique polynésien et qu'il y avait en Polynésie une réelle volonté de changement" reprenant "Nous attendions la dissolution, mais visiblement il y avait une volonté affiché de ne pas aller dans ce sens là. Brigitte Girardin a bien essayé de dénouer la situation, mais visiblement elle était 'sous l'emprise' de Gaston Flosse, ce qui n'a pas faciliter les échanges", a déclaré Oscar Temaru.

Elections générales ou partielles?

Pour Oscar Temaru, contrairement aux autres parties prenantes de "l'Union plurielle", les négociations ne sont pas terminées, mais suspendues. Bien que reconnaissant que le temps presse, avec la décision du Conseil d'Etat d'invalider les élections des Iles du Vent et la date butoir du 13 février 2005 pour retourner aux urnes, la question que se pose Oscar Temaru à l'heure actuelle est de savoir si "on se contente d'élections partielles ou on essaye d'aller aux élections générales".
"Il existe toujours une possibilité de ce coté là, mais là, on se heurte au problème du calendrier, combien de temps cela prendra pour aboutir à des élections générales, on n'en sait rien", a-t-il ajouté.
Pour Oscar Temaru, une chose est sûre: "Il va falloir rentrer en campagne". L'ancien président de Polynésie compte se rendre sur les points de blocage, samedi matin, afin de discuter avec la base, rendre compte de ce qui s'est dit à Paris et débattre de la ligne à tenir pour les prochains jours.

Par Philippe FRANCHET - Publié dans : En vrac
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Samedi 4 décembre 2004

Round 109 : Gilles Tefaatau: des "dysfonctionnements" à l'origine du blocage de la DAF

Gilles Tefaatau, ministre de l'Aménagement et de l'urbanisme chargé des affaires foncières sous le gouvernement Temaru, a présenté, mercredi matin, dans les locaux de la Direction des Affaires Foncières (DAF), à Papeete, les motifs qui, selon lui, ont amené au blocage de cette institution.

"Lorsque nous avons décidé de bloquer la DAF, nous (ndlr Gilles Tefaatau, Joinville Pomare et Clément Pito, tous membres du Ai'a Api, parti autonomiste d'Emile Vernaudon) avons pris cette décision dans l'intérêt général" a déclaré en préambule, Gilles Tefaatau.
" Après trois mois d'exercice ministériel, nous avons constaté de graves dysfonctionnements dans cet établissement", a-t-il poursuivi.
Parmi ceux-ci, Gilles Tefaatau a cité un document qui serait signé par un responsable de la DAF, dans lequel celui-ci confirme la disparition de 21 registres, couvrant la période de 1880 à 1943, contenant des actes d'état civil et des actes sous seing privé (ndlr : acte qui n'a pas été établi devant un officier public) qui concernent des actes fonciers. Ces documents auraient disparus lors du déménagement en 2003 de l'ancien bâtiment de la DAF. "Nous avons déposé une plainte, car aucune action n'a été mené concernant cette disparition par l'ancien directeur et son adjoint, bien qu'ils étaient au courant de cette affaire", a indiqué Gilles Tefaatau.
Celui-ci met en avant également le retard pris dans l'officialisation des documents de propriété: "Il y a un siècle de retard. De 1864 à 1975, rien n'est transcrit officiellement, il y a donc impossibilité de justifier d'une propriété quelconque. Nous espérons que la justice fera la lumière sur cette affaire, car nous avons le souci de la conservation du patrimoine".

La levée des blocages pour "vendredi matin"

Suite aux appels d'Oscar Temaru et d'Emile Vernaudon réclamant la levée des blocages, Gilles Tefaatau, Joinville Pomare et Clément Pito ont déclaré conjointement prendre l'engagement de débloquer, dès vendredi matin, les sites qui sont sous leur contrôle (ndlr: la Direction des Affaires Foncières, l'Office Polynésien de l'Habitat, le Service Informatique du Territoire et le Contrôle des Dépenses Engagées).
Avant cela, ils feront procéder, jeudi, à un constat d'huissier afin que celui-ci vérifie que "rien n'a disparu durant le laps de temps où nous avons pris contrôle de ces bâtiments", a précisé Gilles Tefaatau.
Concernant les autres points de blocage tels que la Présidence, l'Imprimerie Officielle et l'Office des Postes et Télécommunication de Pirae, ceux-ci ne dépendent pas d'eux. La Présidence est bloqué par plusieurs sympathisants de l'UPLD d'Oscar Temaru quant aux deux autres, ils sont tenus par Gaston Tetuanui (proche de l'UPLD également) qui refuse pour l'instant de lever les blocages, et qui évoque même un durcissement de la situation.

Par Philippe FRANCHET - Publié dans : En vrac
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