Durant la période d'expédition des affaires courantes du gouvernement Temaru en octobre dernier, plus d'un milliard de Fcfp (8.380.000 euros) a été attribué aux communes de Faa'a (côte ouest de Tahiti) et de Mahina (côte est), indique le gouvernement Flosse qui estime que ces "subventions sont illégales et doivent être annulées".
598 millions de Fcfp (5.011.240 euros environ) ont ainsi été alloués à Faa'a, la commune dirigée par Oscar Temaru, et 402 millions Fcfp (3.368.760 euros) à la commune de Mahina, dont le maire Emile Vernaudon, président du Ai'a Api, s'était allié à Oscar Temaru au sein de "l'Union Plurielle" au cours des derniers mois.
Octroyées pendant la période de gestion des affaires courantes, le gouvernement de Gaston Flosse estime que ces attributions sont "illégales et doivent être annulées". Il a pris, à cet effet, "des arrêtés de retrait des trois conventions destinées à la commune de Faa'a", d'autant "qu'aucun dossier technique n'a été correctement constitué pour justifier chacune des trois demandes" émanant de la commune indépendantiste. Idem pour la commune de Mahina, "pour les mêmes raisons d'illégalité".
Joint par téléphone, le conseiller en communication d'Oscar Temaru, Jean-Paul Barral, a expliqué que les subventions avaient été attribuées par l'ancien gouvernement afin de "réparer une injustice".
"Depuis 1997, 14 milliards de Fcfp (117.320.002 euros environ) ont été distribués à toutes les communes, sauf Faa'a, Mahina et les communes de l'opposition. Nous estimons donc que le Territoire a, envers ces communes, une dette de 4 milliards Fcfp (33.520.000 euros)", a précisé Jean-Paul Barral qui propose que "ces subventions soient accordées par un comité de gestion impartial et qu'elles soient réparties équitablement aux communes en fonction de la population ou encore de l'éloignement".
Toutefois, le gouvernement de Gaston Flosse invite ces deux communes à représenter leurs dossiers dès le début de l'année prochaine, en estimant "que certains projets présentés méritent une attention particulière, notamment en attribution d'eau potable".
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